J’emprunte à Marcel Aymé qui répondait à Vincent Auriol
Et je parle à l’unisson de Louis Armstrong qui toute sa vie
Porta l’étoile de David comme il parlait Yiddish, la langue
De ceux qui l’avaient recueilli orphelin et affamé ;
J’emprunte pour répondre à Dieudonné et Soral,
Et à la cohorte insensée qui rassemble tous ces
Champions de la concurrence victimaire
Entre les noirs esclaves et les juifs assassinés ;
Je dis aux consorts misérabilistes de l’antisionisme
Qu’il est une chose qu’ils peuvent encore faire
Comme une dévotion à leurs outrances langagières
Et à leurs constructions amères : « se les carrer dans le train. »
Crédit image : Louis Armstrong
