Si rien ne nous ressemble

Baptiste Glr‎

les singes crient car ils furent
trahis dans leurs métamorphoses
ils se souviennent au soir

de cette promesse qui ne fut jamais remplie. 

les hommes qui trainent, ceux qui se marièrent,
portant sous le gant une alliance tardive
les hommes qui se taisent, ceux qui attendaient
qu’elles cessent le manège comme un couvre-feu,
les hommes qui rient, ceux qui dansent à l’âge et
à l’heure gagnée sous la peine qui vient et celle qui
viendra, les hommes qui se lassent dans le tri
puisqu’un jour ils sont froids et un jour ils sont pris
les hommes qui courent en se tenant les côtes
tantôt ils arrivent et tantôt ils tombent,
les hommes qui pleurent et qui frappent à leurs
portes et prient leurs femmes pensives, les femmes
qui écrivent et celles qui croient et celles qui sont libres
et tout à l’avenir qui s’ouvre pour leurs enfants, pour
les hommes qui traineront, pour la valse
qui prendra une larme à chaque tour
je tiens que rien ne nous ressemble, et la sympathie
se limite à ce qui fut égrainé dans l’attente, si rien ne
nous ressemble c’est une manière d’y voir
et si les hommes traînent c’est qu’ils se souviennent

des promesses qu’ils tiennent.

Crédit image : Baptiste Glr‎

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