
Kamchatka où Baudelaire roule sous des cieux lourds ;
Il est un lieu pour attendre la mort à son tour,
Et se compter à la vie, aurait dit Sainte Beuve,
À la folie ou à ce coeur vibrant d’épreuves.
Ne sais tu donc pas ce que prétendaient les livres,
Chargés d’un cargo dont tu n’aurais plus l’usage ?
Non, tu ignorais jusqu’au chant sourd de l’exil
Et il y eu dans cette somnolence un présage.
Voici ce que disaient les habitants étroits,
Car ces hommes n’étaient pas à la recherche d’insignes :
Pour être, pour être résolument, il faut être roi ;
Il faut choisir par quelle route quitter ce pays,
Et être noble assez pour constituer sa propre ligue,
Car la fin est une vérité, une même ordalie.
Crédit image : Sakamaki