Les Ménines

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Et si nous laissions un peu la pierre
Au pied de la montagne
Fatigués des imposteurs incapables
De changer la couleurs des cieux.

Il n’y avait qu’un grand peintre
Et ce fut Velásquez et il n’y eu qu’un seul
Miroir qui porta tant de noms qu’on
Finit par l’appeler les Ménines.

Alors si nous laissions un peu filer la corde
Car maudit soit celui qui eu lancé
La machine sur les traces de l’homme,
Maudit celui qui prétend qu’il faille plus
D’un homme pour allumer notre brasier.

Je pose à chaque fois les armes devant
Ce miroir et le roi qui m’épie
Au loin veut me défier akimbo.

Après un tel palindrome, le peintre fut anobli
Par ces fous sans surface et il s’en fut
Brûler ses outils salis par l’injure.

On a oublié Philippe IV au musée du Prado,
Il ne reste que la pyrotechnie de cette vengeance
Qui traverse les siècles comme une bénédiction.

Crédit image : Diégo Velásquez – Les Ménines

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