Mon corps de chêne, nulle cité permanente
Quand apprîtes vous ma célébrité ?
Dense et pulvérulent jusqu’au souffle, Moïse poudreux
Quand autour de vous s’est fait un silence en croix
Et débouche au Mozambique sifflant,
En Guinée livré au vent,
En Allemagne, un crabe incandescent dans la cerisaie,
Comme une dernière demeure, le lutherophone
Une abaque de sueur, un jardin fluorescent
J’aurai tout recraché
Et lorsqu’il faudra se réveiller, revenir, rassurez-vous
J’aurai tout oublié
Les solitudes de l’Afrique comme les lévitations volontaires
Les flammes d’acétylène comme le goût de la terre hors
Du cercle tacite
J’aurai tout recraché jusqu’aux coquelicots de cuivre
Et ce jour vous verrez, mille promesses, mon corps denier du temps,
Meu corpo de carvalho, quelques centimètres au-dessus du sol.