Je ne me souviens pas de l’odeur de la bakélite
De celle de la comptable polonaise et de Scalési
Chargeant dans l’arrière boutique.
Je ne souviens pas des Heures Bleues dans la
Poussière des stocks, il y avait des objets
Que je souhaitais prendre,
Il y avait des qualités que je pouvais lire
Sur la ligne or ou argent des résistances.
Chaque jour, je ne me souviens pas avec elle
Du dernier mot qu’elle prononce
Il n’y a plus que la musique maintenant et elle me
Ramène à l’orchestre grésillant
Qui sortait des amplificateurs à lampes
Articulés derrière le Haut-Parleur,
Au bruit mat de son poing lorsqu’il brisa
Un miroir par vengeance.
Je pars à la recherche d’une sortie aux fâcheries
Entre les frères et les soeurs, car je sais
Avoir passé sans le voir
Le seuil de l’enfance vers la Convention.
Nous aurions pu vivre la concorde mais
Nous avions trop pour avoir assez.
D’autres pensaient à nous avec nostalgie,
La plupart attendaient que la mémoire
Nous revienne, puis se lassèrent.
Elle est assise maintenant dans la chambre
D’une ville du Sud de la France
Et son appartement est occupé par des gens étranges,
Invités par la descendance arrangée avec
Ses responsabilités premières.
Le retour de chacun est compromis
Du fait de l’effacement des cartes et
De ce monde écroulé à son image.

Elle n etait pas russe mais polonaise d origine la tante Helene femme de Pierre qui avait un numero sur le bras comme les resistances .
Effectivement, c’est assez juste comme comparaison 😉