
Minuscules croix futures qui grifferont le calendrier une à une,
Voici le dernier jour avant la prison avide. Voici ce coucher de soleil
Où il se permet de penser au jour d’après, comme si
L’on pouvait interrompre Dieu dans ses oeuvres magistrales.
Pauvre Job, pauvres enfants, pauvre mère, pauvre soi même,
Et la demi-vie du deuil qui s’achève dans un prétoire.
Dans la vie à demi qui vient, les enfants guidés par les fantômes,
Puisqu’il n’y a personne d’autre que celui qui vit, et celle qui a vécu.
Crédit image : Gustave Courbet