
Je l’ai perdue dans les boucles de l’air
Redoublée d’arômes et la face jolie.
Je me vois encore les doigts étendus
Entre lesquels le vent passait
Toute la jeunesse et comment j’aurais dû.
On a échappé à tant de choses
Qui nous auraient rendu heureux
Quand on sait les écrire sur une page.
La conservation vaut pour le monde
Mais rien ne dit que restera ce que
Nous avons aimé, qui nous aima en retour,
Et disparu dans les boucles de l’air.
Credit image : Matisse