Dénuement

À la vue de l’ex-mari de ma soeur, décédée il y a neuf ans, quand il se tenait enchaîné dans son uniforme de prisonnier, avant que la juge ne lui signifie l’octroi de sa libération sous caution après une semaine d’embastillement, j’ai pensé à ce que j’avais lu d’un auteur Russe dont je ne retrouve plus le nom.

Il avait écrit qu’il était aventureux de croire qu’on ne dormirait jamais en prison, ou sous les ponts. J’imagine qu’il reprenait d’une autre manière les péripéties de Job, ou plutôt, puisque le récit de Job vient du nu de la vie même, se rappelait que tout fut possible, et qu’il faille le prendre pour soi.

Crédit image : Jean-Pierre Luminet

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