Par fils

J’ai mon nom sur le bout de la langue comme du sel marin,
C’est le moment d’écrire ce poème, avant que la nuit ne tombe.
Des trois visages sur l’image, je sais qui est le roi, qui la reine,
Je me reconnais au centre, ainsi que toi. Il m’en manque un.

Hier ils étaient tous présents en ma mémoire, et demain,
La médecine me prévient qu’ils seront minoritaires, puis rien.
J’écoute chaque minute tierce. Qui est cet homme serein
Qui vient un enfant à la main ? Qui êtes vous, pieux visages ?

Je sais quelle était la lumière du crépuscule, je m’en souviens,
Et ce qui était nécessaire au sein des choses. Pour le reste,
Je suis un rappel qui pèse dans les coeurs qui me visitent.
Le matin, je renais à rien. Tu viens, mon nom écrit sur ton front.

Crédit image : Tim Eitel

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