
Si tu pouvais, à l’autre bout du monde, ne plus vieillir ; le temps
Pour moi de rattraper par la manche celui qui nous sépare,
Je promets de laisser la métaphore aux audacieux et plus heureux.
Si tu pouvais ne pas descendre aux arrêts infernaux,
Je viens tel le roseau que l’on sait, ployé par le vent abruti.
Les mots que j’emploie n’ont que peu servi, ils sont chacun,
Neuf de magie. Je les dirai à ton cou, à ta bouche, à ta langue,
Je les dirai aux scialytiques dans le ciel et aux lumières du calque,
J’arrive penché à l’autre bout du monde où tu cesseras de vieillir.
Crédit image : Antanas Sutkus