
A jeun, le temps de l’hopital roule comme celui du voyage.
Je me souviens très bien de ce que j’ai laissé, j’espère ce que j’attends.
J’ai vu à l’oeuvre les grandes bontés qui me mirent le pied à l’étrier.
Peu m’importe que ma monture soit une drogue au nom de molecule,
Ceux qui me protègent ne laissent filer ni les rênes ni la pendule.
Je sais aussi quand il se fut agit de choisir si j’en étais digne,
Mon trône étroit se prit de vaciller et
J’entrais par la seule force d’une colère commune.
Je fais partie d’une communauté de gens du voyage.
Ce qui m’est dit par les assis-debout m’indiffère
Et je ne suis pas prête d’arriver à destination.
Crédit image : Nasa