Canto

maria_callas

Ma tête creuse est pleine d’une voix
Symétrique et qui chante à l’octave
Je converse avec celle dont les enfants

Sont les créateurs jaloux

Elle tient la note dans le registre de l’alto
Et ce qui est simple dans sa langue
Résonne de fréquences étrangères

Dans la mienne

L’écran par les lois de l’optique
Inverse les mots les plus directs
En une harmonique enchevêtrée

Je sais ceci.

Dans la forme choisie par les futurs maîtres
Sera dite l’histoire d’une intimité nouvelle
Affranchie de son volume de sang
Dans une seule et même excitation des sens

A l’exception du toucher

J’irai où repose le coeur de mon père
De la terre meuble je retirerai le lierre
Qui s’est pris à mes chevilles puis

J’y jetterai des graines sans nom

Car les épreuves contemporaines sont anonymes,
Le temps des mythes, révolu et languissant
Sur une partition de soupirs ;

Le péché n’est pas

De chanter les girations du désir,
Le pêché dans cette contrée
Consiste à se lever matin
Pour accueillir le jour dans une

Cage exigüe où chante le rossignol.

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