Circé

circe_1005690_
Pour décrire ce moment
Est il bienvenu 
D’en appeler à de nouvelles
Créatures, 
 
A-t-on épuisé le vivier
Des femmes puissantes
Celles qui furent tentatrices
Et celles qui furent tentées ?
 
Car il faut imaginer Circé
Mélancolique, personne
Ne prend gaiement la revanche
Des sirènes  
 
Le cœur a de ces cycles
Qui doivent tourner vite
De peur de ne perdre
L’équilibre 
 
Pour autant les révolutions 
Peuvent-elles demeurer vastes :
Perséphone languit Démeter
Toute la durée des moissons
 
A propos d’un Ulysse de foire
Il serait simpliste de croire
Que le voyage commença
Toujours par un premier pas
 
Le transport 
Parfois se cache 
Dans un regard 
Tourné dans une direction
 
Une chose en entraina une autre 
Et je poursuivis un lièvre 
Dans d’étranges garennes
Peuplées de souvenirs 
 
C’était Juin, et c’était Juillet
C’était Août puis les mois
Se prirent à rimer comme
Une mélopée
  
Image : Charles Hermans – Circe

Laisser un commentaire