Buissons ardents

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Il est des illuminations et quand bien même je serais le dernier à le remarquer, je réalise enfin que la tirade d’Hamlet (« to be or not to be ») constitue un echo à la parole de Dieu adressée à Moise dans l’Exode (“je suis qui je suis”).

D’un coté, un Dieu souverain qui annonce l’unité de sa présence, impossible à décomposer, ni dans ses qualités, ni dans sa temporalité, ni même dans son extension, en fait, une absence de choix. De l’autre, le choix cardinal, reflet de la finitude humaine.

Shakespeare, par cette phrase, use de son génie pour défier la parole divine et se faire l’égal de Dieu, ayant mis ces mots dans la bouche de son héros le plus tragique.

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