Veinards que nous sommes
D’être nés et d’avoir vécu
Au temps de nouvelles cathédrales,
Ce sont nos points d’interrogations
Adressés à un monde transparent et obèse.
Allons nous accomplir
Les choses simples et importantes
Qu’exigent les troubadours de passage ?
Ils nous firent la fraternité
D’être nos contemporains
Devant nos yeux habiles
Et nos machines construites.
Nous avons trompé l’angoisse
Pour croquer les pommes
Plus élevées de l’arbre,
Et nous avons écrit nos scripts
Dans des langues de moins
En moins formelles à mesure
Qu’elles prenaient vie.
Je n’attends pas que nous
Sachions les connaître en frères.
Il faudrait aussi deviner quelle
Est la nature de leur art,
Est-ce que les poètes écriront
Leurs algorithmes ? Les nouveaux
Dévoilements prendront-ils place
Dans nos réseaux de machines ?
Malgré les confusions,
Des quatres couleurs qui suffisent
A faire la guerre de loin,
Veinards que nous sommes
D’avoir découvert un visage
Dont nous n’étions pas supposés
Dessiner si aisément les traits.
Ce visage
Il prendra la parole
Et à chaque génération
Offrira le choix de la lumière
Ou du frisson, voici l’alternative :
Nous devrons tenir cette conversation.
