Le dilemme du prisonnier

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Il est en France, un affront lancinant à l’idée d’une communauté de destin.

Car le spectre de la stupidité et de la violence s’élargit aux limites de l’envisageable, appuyé en cercles concentriques sur l’incivisme du jour, l’incarcération psychique de l’extrême droite, et pour finir dans l’horreur anomique, le meurtre aveugle de Français par d’autres.

Nous sommes dérobés en plein jour de notre butin de confiance, c’est le fruit de notre industrie commune qui est jeté aux flammes ! Presque partout, sommes nous forcés de considérer le prochain comme une menace ; d’où vient que nous payions aux démons une telle dîme de soupçon ? et qui dira la taille de l’autodafé qu’ont allumé ceux qui veulent nous diviser ?

A chaque fois que mon compatriote choisit l’indifférence agressive et maussade, je perds un peu plus la possibilité de m’identifier à la nation qui nous rassemble.

A chaque fois que l’extrême droite avance son ouvrage de dissolution, j’entends décroître le chœur national auquel j’essaie de me joindre à l’unisson.

A chaque fois qu’un Français meurt du fait du fanatisme d’un autre, dans les murmures mauvais du ressentiment, je dois considérer l’existence de barbares et m’interroger sur la raison de ma présence à leurs cotés.

 

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