Clowns

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C’était donc toi le clown,
Celui qui vit avec plus  
D’une paye par mois, 
Celui qui voit partout 
Se dérober l’objet de 

Son envieuse vertu.

C’était donc toi le sacrifié,
Vociférant sur les barricades
Puis perdu dans les
Administrations du ventre
Muni des mauvais

Formulaires.

C’était donc toi le révolté,
A croire sans cesse
Qu’il fut dérobé
De la pièce et du sommeil
Par des barbares de trop

De descendance.

C’était toi l’indigène incapable
De prendre sa perte
Face à tes fils et
Pour eux d’organiser l’exil
Hors des cercles de

La pitié carcérale.

C’était donc toi l’imposteur
De sa misère, imaginant
Les machinations de sa perte,
Ourdies par des ennemis
A sa mesure considérable

De chevalier de la Manche.

C’était toi la marionnette,
Non pas le Hollandais,
Et non pas l’Espagnol,
Et plus le Portugais,

Et non plus l’Allemand,

Mais, toi, le Français grimaçant,
Le Français geignant, 
La tête du poisson pourrissant.

 

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