Le fleuron

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Puisqu’il paraît évident à un peuple éduqué
Par les experts cartésiens du jeu à somme nulle
Qu’un contingent plus nombreux perdra au change
– et qu’il fut établi afin d’ajouter l’erreur à l’infâme
Que le prix de la perte serait supérieur au gain des autres –

La République parle la langue de la vigilance.

Il suffit de peu pour faire sonner les ministres
Comme des gardiens de zoo, mais le premier enfant
Sait lire la légende gravée sur les cages :
Les espèces ici présentes

Ont perdu jusqu’au goût de la vie sauvage.

Ainsi disparait-on en Europe,
Applaudissant à tout rompre les interprêtes
Camouflés de comédies Kafkaïennes.
Ministres, conseillers, huissiers et loges,
Je les vois qui s’agitent derrière les fenêtres,
Passagers anecdotiques d’un
Clan en voie de caporalisation

Du fait de la décroissance organisée de son domaine.

Difficile de faire confiance à la forêt
Quand la police patrouille dans les arbres,
Longtemps l’industrie s’est couchée
D’heure précoce devant le pouvoir.
Au moment de la chute vertigineuse
D’une matière inféodée à l’information,
C’est une image devant laquelle il s’agirait
Que le récipiendaire du pouvoir électif

Cesse de se masturber.

Je travaille avec quelqu’un qui est
Entré dans le territoire des dernières choses :
Si le temps était un parapet, il croit avoir

Cessé d’en apercevoir la crête.

Pour autant, son expérience du feu
L’empêche de considérer pour définitive
La rente particulière qui l’aura mené jusqu’à,
– Il en faut de ces gens là – et si il est vraisemblable
Que le bail, désormais référence absolue,
Au domaine vaille sur l’acquis,
Il faut sans doute considérer comme patriote
Celui qui changera son gain de choses révolues,

En outils pour ces choses devenues.

Crédit image : Le Monde

 

 

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