Artémis

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On pourrait partir sur la route avec ces machines rythmiques,
On pourrait mettre à la statue le masque nègre qui effraie tant le sexe des filles
Et la grande douleur qui s’exprime le Mercredi des Cendres,
Lorsque l’homme blanc demande pardon, et mille fois pardon.
Et pourquoi donc s’excuser, il faut bien que parte le train d’hier
Pour retrouver l’élan des chemins forestiers ;
Il faut bien amputer le sein ou bien,
Une des mains qui sert à prier, 
Pour continuer d’avancer.

Ah, mais il y a les statues magiques,
Des regards de méduses reflétés sur l’écran des téléviseurs
Aux heures de grandes écoutes : 
« Vous êtes morts, je suis vivant »,
Je suis magique, et ma tribu aussi;
Vous êtes banals comme l’argile,
Qui devient, lorsque la lune est pleine dans les saisons pluvieuses
Et en d’autres mains que les vôtres, en lieu de tuiles de vos toits banals,
Un masque pour fixer le ciel en face
Et le bouclier qui permet de combattre les dieux.

A l’aube,
Vous ouvrirez vos fenêtres aux ancêtres,
Car la nuit aura été terrible,
Et vous leur direz tremblants,
Vous leur direz ceci :
Qu’il n’est plus de sortie au temps;
Vous leur direz que l’échange n’a pas eu lieu
Car vous avez oublié les gestes appris de vos parents,
Vous leur direz
Que la statue regardait par dessus son épaule par peur de vous

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