Train

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L’idée du mensonge politique est au cœur du film
Quand un système arrive à son point d’échec,
Qu’il est obsolète et qu’il opprime ses citoyens,
Toutes sortes de fables sont imaginées
Pour maintenir artificiellement le pouvoir en place.

Ici, c’est la notion magique du moteur
A mouvement perpétuel
Et qui devient une religion, mais, en vérité,
Les pièces détachées s’usent, et il n’est pas possible
De les remplacer, alors on cache les déficiences
Du système et les solutions terribles
Qu’il réclame pour subsister.

J’ai pensé à la structure d’Apocalypse Now,
Avec le personnage de Curtz-Brando
Au terme de la remontée du fleuve.
Le spectateur ne peut pas aller plus vite
Que le héros dans son avancée et plus
On progresse avec lui, plus ce sont les
Idées qui priment sur l’action.

J’avais peur que le film devienne trop bavard,
Mais il fallait impérativement que les gens se parlent,
Qu’ils passent aux aveux. Trouver le décor
De la salle des machines, en tête du train et trône,
A été difficile. Elle devait apparaître comme
Un autel sacré.

Le réalisateur de Snowpiercer, Libération 30/10/13

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