Renaissance

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Ils vivaient au siècle où malgré la puissance croissante
De leurs téléscopes, ils ne pouvaient encore
Résoudre en étoiles la première nébuleuse.

Chaque reflet obtus dans la nuit claire renfermait
Depuis la morphogénèse de l’oeil, une infinité de mondes.
A cette époque, seuls les aventuriers avaient
Fait un pas certain hors de la mappemonde.

Ils vivaient à l’age d’une force
Appuyant son levier sur l’enfance,
Ignorants des tourments,
Comme des flux incertains,
De la chaleur, de la lumière et du temps.
En cela ils répétaient à la maille cosmique
Un mouvement commun
A l’amour rendant monnaie à la raison
A la vieillesse qui s’irise au premier pas
De doutes nostalgiques, puis de pardons
Lorsqu’il est admis que la route
Existe telle qu’elle est, et pour finir,

De grâce,

Dès que la splendeur se trouve réconciliée
Avec l’indifférence de la Nature,
Le temps réconcilié
Avec le fait d’avoir vécu
Au temps des certitudes.

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