Dans les colines exténuées de Sao Paulo
Où les chevaux du zodiaque finiront au galop
Coursés par la marée montante,
A toi, la cavalière involontaire
Qui tient la bride dans son calvaire, je dis :
Nous aurons tout le temps de pleurer
A la cérémonie de remise des prix ;
Parfois est-il répondu aux plus méritantes
Par la négative au seul pronostic vital,
Il ne s’agit pas d’un test de notre volonté,
Et aucune mesure de bonté ne vient tarir
Le puits de souvenirs qui restent à partager
Avec le dernier vivant.
J’ai tôt su qu’il viendrait ce moment
Où seraient couchés les arguments
En portugais vernaculaire, mais
Je croyais que la peur surgirait comme
Nous ruerions dans les brancards à leur énoncé.
Or la pièce se déroule dans le silence
Rythmé des respirateurs. Je pense à
Toi, allongée et suspendue dans ce silence
Alors qu’au plus profond s’exerce le tragique
Du droit de la médecine à redéfinir
Jusqu’à l’existence de la grâce.
Assis de l’autre coté du monde et pour un instant
Partie encore d’un procès sans échéance
Je t’appelle et je te reconnais par ton nom
Comme la femme qui vécu sans tricherie
La liberté finie d’une flamme de bougie.
Qui tient la bride dans son calvaire, je dis :
Nous aurons tout le temps de pleurer
A la cérémonie de remise des prix ;
Parfois est-il répondu aux plus méritantes
Par la négative au seul pronostic vital,
Il ne s’agit pas d’un test de notre volonté,
Et aucune mesure de bonté ne vient tarir
Le puits de souvenirs qui restent à partager
Avec le dernier vivant.
J’ai tôt su qu’il viendrait ce moment
Où seraient couchés les arguments
En portugais vernaculaire, mais
Je croyais que la peur surgirait comme
Nous ruerions dans les brancards à leur énoncé.
Or la pièce se déroule dans le silence
Rythmé des respirateurs. Je pense à
Toi, allongée et suspendue dans ce silence
Alors qu’au plus profond s’exerce le tragique
Du droit de la médecine à redéfinir
Jusqu’à l’existence de la grâce.
Assis de l’autre coté du monde et pour un instant
Partie encore d’un procès sans échéance
Je t’appelle et je te reconnais par ton nom
Comme la femme qui vécu sans tricherie
La liberté finie d’une flamme de bougie.
