Cimetières d’Asie

Dans le silence des cimetières, les singes paradent

Une pénitente fait sursauter l’épouvantail.

La mort patiente trie selon son ordre: un détail,

Insignifiant, vient parfois résoudre une charade.

 

Le territoire est contesté en son cortège,

Par les conducteurs même du désastre qui chemine

Nous assistons aux funérailles de machines,

D’astronautes versés à l’inventaire du siège.

 

Puis les nouveaux transports démarrent à l’unisson

Sous la canopée immobile des marronniers,

Branlants sur les pavés disjoints par la mousson.

 

Le silence reviendra en ses moments choisis

Un dimanche la nuit, le téléphone reposé,

Au fond d’une allée verte, il nous attend assis.

 

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