J’ai en tête l’écho des serrures en succession de la maison d’arrêt de Fresnes
Où j’allais chercher au coeur de notre réacteur social l’étincelle de l’esprit,
Celle qui permettrait la sortie du cercle pour qui portait un feu différent.
Jeune ingénieur, le nom de cette prison me rappelait celui du père de l’optique moderne,
J’ai nommé Augustin Fresnel,
Moi, j’enseignais les mathématiques élémentaires,
Je savais que l’atteinte d’un but nécessitait une direction.
Ainsi, je franchissais sans hâte les écrous posés autour de mes interlocuteurs et
Passant le troisième dimanche du mois,
En un jour qui correspondit au dimanche de la Pentecôte,
La prison me rappela ce vers dont j’ai depuis oublié l’auteur :
« Il suffit d’avoir écouté l’angélus de la ronde » résonner dans les coursives,
Celui qui se mêle à la prière du jour appelée Dhor ou Asr,
Pour douter de l’identité des coupables,
Et pour savoir, dans les lumières directes traversant ce Panopticon de nos impôts de labeur,
Entouré des odeurs de lessive et de sueur, qu’une communauté ici au secret formera
Au sein du tissu qui attend devant les sas de la maison d’arrêt,
La diaspora d’une religion involontaire.
Des mots qui transpercent l’ame et secouent l’esprit.
Merci 😉